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 Bénédicte Molia
Responsable du point information de Freissinières
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Accès à Dormillouse par navettes
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Du samedi 25 au vendredi 31 juillet 2009, la route de Freissinières en direction de Dormillouse, sera fermée à la circulation automobile de 8h30 à 17h30.
Le transport s'effectuera obligatoirement par navettes, affrétées par la Communauté de communes du Pays des Ecrins.
Les visiteurs pourront se garer sur trois parkings, sur la route de Freissinières : le premier aux Allouviers, le deuxième aux Ribes et le troisième aux Mensals.
Afin d'inciter un plus grand nombre de personnes à stationner sur le premier et le deuxième parking, un tarif préférentiel a été mis en place : 2 euros aller/retour par personne aux parkings des Allouviers et des Ribes, 5 euros aller/retour par personne au parking des Mensals.
"Un essai, une semaine... On va tous respirer" est le slogan de cette initiative qui a pour ambition d'essayer de faire changer les comportements. Accepter de garer sa voiture pour désengorger les vallées, préserver la nature et ses habitants.
Ce premier essai conduit par la Communauté de communes du Pays des Ecrins, en partenariat avec la Commune de Freissinières et le Parc national des Ecrins, sera suivi d'autres opérations si l'essai s'avère concluant.
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 Bénédicte Molia
Responsable du point information de Freissinières
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Les photos du moment de Freissinières
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Découvrez ci dessous des photos prises ces derniers jours autour de Freissinières (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
1ère photo : ce matin du 30 aout, le col de l'Aiguille vous invite à une promenade d'une heure trente avec vue sur la Durance et surtout la plaine de Freissinières et ses hameaux en adret. Bénédicte
2ème photo : la journée de ce 15 aoüt se termine avec ces couleurs sur le Grand Pinier qui veille sur la vallée. Bénédicte
3ème photo : Le Gourenq explose dans ce ciel bleu spécifique des Hautes Alpes. Il surplombe et veille sur les hameaux de l'adret.Ce 31 AOUT par Bénédicte
4ème photo : La verte plaine de Freissinières vue de crètes de Vars ce 29 août par Bénédicte
5ème photo : Fin du mois d'août, vert, bleu, blanc et les ombres sombres . L'adret de Freissinières se dirigeavec ces 4° au levé vers un automne lumineux . Bénédicte
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Dernière modification le 31/08/2010 |
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 Bénédicte Molia
Responsable du point information de Freissinières
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Présentation de la commune de Freissinières
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«... Le soleil qui se couche, l'ombre inquiétante des falaises de Gramusat enveloppe peu à peu la vallée de la Byaisse. Lourde de secrets, lourde d'une histoire tourmentée, rien, depuis la vallée de la Durance, ne laisse soupçonner que là, derrière une austère muraille piquetée de genèvriers thurifères, des communautés s'accrochent aux terres cachées qui les ont vu naître ... »
(Extrait d'un écrit traitant de la commune de Freissinières)
En effet pour le voyageur d'aujourd'hui qui suit ce grand axe haut alpin qu'est la nationale longeant la Durance, Freissinières n'existe pas. Comment pourrait-il se douter qu'à 7 kms à peine, un bout de monde existe.
La Commune de Freissinières, qui occupe la plus grande partie du vallon suspendu de La Biaysse s'étend dans la zone périphérique et la zone centrale du Parc National des Ecrins.
Freissinières est une des plus longue vallée suspendue de l'arc alpin (20 km).
Située à 1200m d'altitude sur la rive droite de La Durance, la vallée de Freissinières est enserrée par une ceinture de crêtes rocheuses culminant à 3200m.
De magnifiques cascades confluent pour former la Biaysse qui parcourt toute la vallée, en sort par le verrou glaciaire de Palon, avant de se jeter dans le gouffre de Gourfouran pour rejoindre la Durance 200m plus bas.
Lors de son parcours dans la vallée, elle traverse trois catégories de paysage :
- Le seuil de Dormillouse vers le vallon de Chichin qui culmine à 2700m au Col de Freissinières, reliant Freissinières au Champsaur.
- Une partie resserrée, appelée la Combe, peu habitée et de caractère austère.
- La plaine, résidu d'un ancien lac alluvionnaire avec une montée vers le col d'Anon où s'accrochent la plupart des hameaux.
Site de la commune de Freissinières
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 Robert Fine
Petit historien de la vallée de Freissinières
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Habitat et histoire de la commune de Freissinières
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La vallée abrite une succession de 13 hameaux allant de Pallon, au début de la vallée, à Dormillouse situé à près de 1800m d'altitude.
- Pallon : à l'entrée de la vallée avec ses maisons typiques, son temple et son cimetière.
- Le Plan : 1 four banal.
- Les Ribes : qui est le lieu de passage pour rejoindre le fond de la vallée avec son moulin à huile de noix et à grains.
- Ville : où se trouve la mairie, l'école et l'église.
- Les Meyries : 1 four banal composé de pierres et non pas de briques.
- Les Houdouls.
- Maison neuve : avec une très belle ferme.
- Les Roberts : 2 fours banaux
- Les Fazis.
- Les Aujards : magnifique vue sur la plaine.
- Les Viollins : C'est le hameau le plus jeune de la vallée, avec un temple et des maisons traditionelles.
- Les Mensals.
- Dormillouse : perché comme un nid d'aigle, sans électricité et accessible uniquement après 45mn de montée. Son temple, la maison dite de Félix Neff, abrita la première école normale de France en 1825.
Si Freissinières comptait vers 1850 près de 1000 habitants, le 20ème siècle a vu fondre cette population qui ne compte plus que 180 habitants aujourd'hui.
L'histoire de Freissinières est principalement liée à sa situation géographique, c'est à dire celle de vallée refuge. Les traces de vie humaine remonte à l'âge de bronze (un certain nombre de documents de cette époque ont été retrouvés et sont visibles au musée de Gap).
Les Lombards au VIème siècle et les sarazins au VIIIème ont marqué la commune de leur passage.
Mais l'histoire de Freissinières est surtout liée à celle du mouvement vaudois qui y trouva refuge à la fin du 13ème siècle. Ce mouvement religieux qui s'établit dans plusieurs vallées alpines resta très vivace à Freissinières et au 16ème siècle, s'intégra à la réforme protestante.
Les troubles de guerre de religion furent particulièrement importants et l'on cite volontiers les poursuites, les emprisonnements et exécutions des Vaudois et plus tard des Réformés (A voir: l'exposition sur le sujet au moulin des Ribes).
Avec la Révolution Française et l'Empire, la communauté protestante put vivre en paix et récupéra après le Concordat l'église de Dormillouse pour en faire un temple.
L'histoire retient également la venue à Dormillouse d'un pasteur Genevoix, Félix Neff qui évangélisa les vallées alpines et créa à Dormillouse, "une école normale d'instituteur" dans le bâtiment à côté du temple (A voir: informations sur Felix Neff dans l'exposition du Moulin des Ribes).
La fin du 19ème siècle est surtout marquée par l'immigration, essentiellement vers l'Algérie, où les gens de Freissinières créèrent plusieurs villages et le début du 20ème par la première guerre mondiale qui réduisit sa population.
De tout temps, la vallée a connu une activité essentiellement agro-pastorale. Cependant, comme dans toutes les régions de montagne, l'on y pratiquait de nombreuses activités: tissage, forge, travail du bois...
Aujourd'hui, il reste encore quelques agriculteurs qui travaillent surtout la plaine et un peu les champs vers le Col d'Anon.
Mais, si une population a pu se maintenir, c'est essentiellement grâce à l'activité industrielle qui s'est développée le long de La Durance, à l'Argentière et à La Roche de Rame.
Aujourd'hui, avec le départ de Péchiney, la commune s'est orientée depuis une quinzaine d'année vers l'activité touristique grâce à la qualité de ses paysages et la tranquillité qu'offre cette vallée hors du temps.
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 Bénédicte Molia
Responsable du point information de Freissinières
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Dormillouse est un des hameaux de la vallée de Freissinières qui se trouve en fond de vallée, perché sur un verrou d'origine glaciaire à une altitude d'environ 1800m.
Au delà de Dormillouse, la vallée de la Biaysse se poursuit jusqu'au Col d'Orcières. Elle est encadrée par des chaînes de montagne, les crêtes de Dormillouse au nord et Le Mourinas au sud, dont les altitudes dépassent 3000m.
Caractéristiques de Dormillouse :
- aucune route ne permet l'accès avec un véhicule.
- c'est le hameau le plus élevé de la vallée.
- c'est la seule zone construite dans la zone du Parc National des Ecrins.
- c'est le seul lieu habité toute l'année en zone centrale du Parc National des Ecrins.
Lorsque Dormillouse "vivait", il était souvent identifié à un village car il possédait son école, son temple (tous étaient de religion protestante), et un état civil propre.
L'altitude est le premier facteur de la rigueur de ce lieu (1700 à 1850m). sa position sur l'adret (au sud) permet un ensoleillement de minimum 4h en hiver et 11h en été. Le village est construit sous des crêtes et plus particulièrement sous le rebord d'un plateau appelé les Clots (500m au dessus) ce qui le protège des avalanches. Cet emplacement a assuré, au cours de l'histoire, une protection naturelle à ses habitants.
Les bâtiments du village
Le temple : il fut construit en 1758. C'était à l'origine une église destinée au culte de la religion catholique. Un prêtre, nommé Jauffrey fut affecté à cette paroisse. Il y resta 30 ans, dit deux messes par jours. Aucun des habitants de Dormillouse n'alla à une de ses messes. Lorsqu'il partit, il fit ce discours : "Entêtés de Dormillouse, écoutez bien. Quand je serai aux portes de l'enfer avec mon crucifix à la main, je vous dirai : venez, venez mes damnés de Freissinières, il y a de la place pour vous.". Il fut donné au culte protestant.
L'école : située à côté du temple, (actuellement un gîte d'étape), était à l'origine l'habitation du prêtre. Ce bâtiment devint l'école communale de Dormillouse.
La maison de Félix Neff : située à l'extrémité est des Romans, elle abrita l'école normale d'instituteurs créée en 1826 qui fut la première école protestante de France.
Les fours à pain : 3 fours existaient à Dormillouse : aux Enflous, à Pra-Barnéou et aux Romans. On y cuisait le pain une seule fois par an car le bois était denrée rare.
Le moulin à eau : situé aux Enflous, il servait à moudre le seigle et fut restauré en 1980. Une turbine hydroélectrique, située près du moulin à eau assura l'éclairage public et celui des particuliers pendant 20 ans.
Le cimetière existe depuis le début du siècle.
Les maisons avaient jadis le même aspect extérieur qu'actuellement. Pas de cave, ni d'écurie voûtée. Le toit était en ardoise. On entrait par un couloir qui desservait l'écurie et la partie d'habitation composée de la cuisine et de deux chambres. Au niveau supérieur se trouvait la grange où le foin était entassé. Il n'y eut jamais d'incendie dans le village. Le cadastre de Freissinières répertorie 80 habitations en 1834 et seulement 18 en 1958.
La plupart des chemins dans le village étaient pavés.
Aux alentours du hameau de Dormillouse, vous trouverez des cabanes restaurées et actuellement utilisées par les bergers en transhumance, des abris naturels (des cavités dans la roche), des ponts de bois régulièrement restaurés, un pont voûté à l'ouest des Romans qui a été construit suivant la configuration de la gorge.
Plusieurs canaux ont été réalisés : un souterrain qui approvisionnait les Romans, un canal d'irrigation suit le même parcours. D'autres canaux irriguent les prés des Baridons et les prés des Henrics. Un autre canal fut réalisé vers 1830 par Félix Neff pour assurer les prés de Faravel à partir du lac du même nom.
On trouve quelques vestiges d'activités minières près du lac du Fangeas, au bas des prés de Faravel, et près du Col d'Orcières.
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